• 1ère Exécution, 1ère partie

    Salut à tous ! ^o^

     

    Aujourd'hui, je vous présente la 1ère partie du 1er chapitre de mon projet : Parjures ! =D

     

    J'espère qu'il vous plaira ! x)

     

    Première Exécution

     

    - Dobryy vecher, gospodin Ivanovitch.

    Le dos du milliardaire russe fut parcouru de frissons glacés. Il comptait ses billets dans son grand bureau du haut de sa tour à Moscou lorsqu'il entendit cette voix féminine et impassible, sans aucune émotion.

    Il se retourna vivement pour tomber nez à nez avec une jeune fille de 17 ans. Sa peau blanche contrastait avec ses cheveux longs, très longs, et noirs comme la nuit. Une mèche cachait son œil droit et une partie de son visage impassible et sérieux tandis que l'œil gauche était d'une couleur rouge sang. Elle était juste vêtue d'une robe légère dans les mêmes tons que son œil bordée de dentelle noire, malgré le froid de Russie. Un long manteau écarlate était juste posé sur ses épaules. Seul le col, le bord des manches et du manteau étaient en argent.

    Ivanovitch se demanda immédiatement comment cette fille menue qui avait l'air si fragile avait pu introduire son bureau aussi facilement. Où était passée la sécurité ?

    Il se reprit et se leva de son fauteuil.

    - Que fais-tu ici, fillette ? On ne t'a jamais dit qu'il ne faut pas entrer chez les gens sans leur permission ?

    - Vous allez mourir. Ici, et maintenant, répondit-elle, son visage n'ayant toujours pas changé d'expression.

    - Aha ! Et c'est toi qui me tueras, peut-être ? Tu sais, petite, il y a deux choses que je déteste, dans la vie : les pauvres, et les mauvaises blagues. Alors tu vas tout de suite sortir d'ici avant que je n'appelle mes gardes du corps !

    Sans répondre, la fille ferma les yeux. Un cercle naquit de la plante de ses pieds nus, s'élargit et se couvrit de signes qui s'illuminèrent de blanc cerclé de rouge. La lumière éclaircit un peu plus la peau de la jeune fille qui leva les bras. Du vent venu d’on ne sait où fit claquer sa robe et voler ses cheveux ainsi que la mèche cachant son visage. Son œil droit était barré d'une cicatrice verticale et, lorsqu'elle rouvrit les yeux brusquement, Ivanovitch découvrit avec stupéfaction que l'œil était complètement noir. Seul un signe blanc, au centre, irradiait de lumière. Ce regard si étrange et impassible le fixa. Sans comprendre pourquoi, le milliardaire fut empli d'une terreur incommensurable. Une longue chaîne argentée apparut entre les mains de la jeune fille.

    - Âme damnée, l'heure de ton châtiment a sonné. *

    Elle s'élance. Disparue. Inexplicable.

    - Subis les conséquences de tes actes. *

    Réapparue. Derrière moi ? La chaîne... autour de mon cou ?

    - Ressens la douleur que tu as infligée à tes victimes. *

    L'œil noir brille.

    - Paye pour tes crimes ! *

    Elle tire. Un coup sec. Je tombe. Non. Juste ma tête. Flot de sang. Noir...

    (* ces paroles seront en russe)

    Elle regarda la tête tomber au sol avec un regard insensible malgré ce qu'elle venait de faire.

    - Eh bien chef, c'est ce que j'appelle du travail expéditif et bien fait, dit une voix rieuse venant de l'ombre d'un recoin.

    Une jeune fille du même âge que son "chef" sortit de l'ombre. Des cheveux blonds, des yeux roses pâles, elle était habillée comme une poupée, en rose et blanc. Derrière elle, une autre demoiselle s'avança. Chacune était la copie de l'autre à la différence que la deuxième avait les cheveux noirs et les yeux violets ainsi que les mêmes vêtements que la première sauf qu'ils étaient dans les tons noirs et violets. Toutes deux avaient un manteau identique, rouge avec le col, le bord des manches et du manteau en noir, qu’elles laissaient ouvert.

    - C'est ce que l'on exige d'un Capitaine, Yoko, retentit une autre voix. Celle d'un homme, cette fois.

    - C'est vrai, on n’a même pas eu besoin d'intervenir, rit la jumelle de Yoko.

    - Sergei, récupère son âme. Yoko, Tsukiko, on a encore beaucoup d'exécution avant de rentrer ?

    Le jeune homme sortit de l'ombre. La vingtaine, grand, les cheveux noirs et ondulés arrivant aux épaules rassemblés en une courte queue de cheval, les yeux bleus clairs. Il portait le même manteau que les jumelles mais avec une capuche de fourrure noire et un pantalon de la même couleur. Un pendentif représentant une faux pendait à son cou. Il s'approcha du cadavre et une petite cage en fer noir apparut dans sa main droite. Des petites boules de lumière sombre ailées voletaient dedans. Il posa sa main gauche sur la poitrine du défunt et la releva. Une autre petite boule de ténèbres sortit du corps étendu et se nicha dans le creux de la main de l'homme qui ouvrit la cage et la poussa à l'intérieur.

    Tsukiko sortit un énorme agenda en cuir brun bourré à craquer de post-it, de feuillets, de cartes de visites, etc... Elle chercha pendant quelques secondes, puis s'arrêta sur une page couverte d'une écriture ronde mais un peu brouillon. Yoko annonça :

    - Non, c'était la dernière pour aujourd'hui, my lady.

    - Yoko, Tsukiko ?

    - Oui ? répondirent-elles à l'unisson.

    - Pouvez-vous me dire pourquoi vous vous évertuez à tenir cet agenda ?

    - Parce que c'est amusant, bien sûr ! S’exclamèrent-elles, tout sourire.

    Leur chef soupira.

    - Bon. Ecartez-vous, je vais ouvrir le portail.

    Alors qu'elle se concentrait et s'apprêtait à effectuer le rituel, une voix retentit.

    - On dirait qu'on s'est fait passer devant !

    Elle se retourna. Un jeune homme tenant un long sabre était aux prises avec Sergei qui, lui, résistait à main nu. Un filet de sang coula de son bras droit, celui avec lequel il bloquait l’arme. Pourtant, son visage n’exprimait rien. Aucune douleur, aucune peur, aucune colère.

    Son adversaire avait un sourire malicieux et espiègle sur le visage. Il avait des cheveux d’or et des yeux d’émeraude. Il était vêtu d’un simple pantalon blanc, bien repassé, et d’une veste chinoise traditionnelle de la même couleur et aussi bien entretenue.

    Derrière lui, un autre homme était apparu. Il était vêtu d’une longue cape noir qui descendait jusqu’au sol. Elle était retenue par une chaînette et les bords étaient brodés d’argent. Une capuche était rabattue sur sa tête, dissimulant ainsi son visage.

    - Tiens, tiens, tiens… Voilà nos amis les Anges ! dit Scar, narquoise.

    Le blond la regarda, surpris.

    - Oh ! Mais ne serait-ce pas le célèbre Capitaine des Traqueurs Parjures, Scarlett ?

    Profitant de son inattention, Sergei se dégagea du sabre d'un mouvement rapide pour sauter aux côtés de son chef. Les deux jumelles restées en arrière se tinrent sur leur garde.

    - On entend parler de vos exploits jusqu'à l'Eden, vous savez ?

    - Oh, je suis connue à ce point-là ?

    - Eh oui, c’en serait presque cruel, déplora-t-il.

    En un éclair, il se retrouva devant elle, malicieux, son visage à quelques centimètres du sien. Il lui releva le menton d'un doigt pour mieux la regarder.

    - Et en plus d’être puissante, célèbre et haut placée, elle est vachement mignonne ! Ce serait un bon parti, hein, Seth ? lança-t-il à son compagnon qui ne lui répondit pas.

    - C’est sûr que je ne pourrai pas en dire autant de vous, rétorqua-t-elle en souriant aimablement malgré la beauté évidente du jeune homme.

    - Et pleine d’humour, avec tout ça.

    - Que de compliments ! Malheureusement, je suis déjà promise, lui sourit-elle.

    Elle actionna son bras et sa chaîne décrivit une courbe entre elle et l’Ange. Cependant, elle ne parvint pas à le toucher. Il disparut et réapparut juste devant son équipier.

    - Déjà promise ? Je suis jaloux. En tous cas, comme on me l’avait déjà dit, votre puissance est impressionnante. Voulez-vous avoir un aperçu de la mienne ? lui demanda-t-il en écartant les bras.

    - Arrête de jouer, Hiro ! Qu'est-ce qu'on fait, pour l'Âme Damnée ?

    Il s’arrêta devant la question de son compagnon.

    - Eh bien, s’ils l'ont déjà récupérée, ce qui est le cas, on ne peut plus rien faire, je suppose. Donc allons informer l'Eternel de notre charmante rencontre, dit-il en souriant, l'air malin.

    Scar ne répondit pas. Son expression avait changé, elle était redevenue impassible.

    - A la prochaine, les Parjures ! Leur sourit-il encore une fois en agitant la main.

    Puis, ils disparurent dans un rayon de lumière. Elle se détourna, se concentra et une lumière blanche jaillit du sol, en même temps qu'un énorme portail noir finement sculpté et entouré de roses noires et rouges.

    - Venez, il faut prévenir le Rédempteur immédiatement.

    Sur ces mots, elle pénétra sans hésitation dans la lumière que le portail avait créée en s'ouvrant. Ses lieutenants la suivirent sans faire de commentaires.

     

     Woili, woilou ^^

    Je posterai la suite bientôt ! ;)


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